0122

from haroldleroman
horrorgasmo:

Vincent Price & Alfred Hitchcock
08

from haroldleroman

Liberace est un personnage difficilement imaginable de ce côté-ci de l’Atlantique, un curieux mix entre Pascal Sevran, Richard Clayderman, Dario Moreno… Mais non, même ainsi recomposé, cela ne prendrait pas… Manque la démesure, la dérision, le “bigger than life” si typiquement américain.

Dans le roman, j’essaye de l’utiliser comme une passerelle entre le “vieux continent”, et Las Végas, avec d’un côté une Europe en ruines qui tente de se reconstruire et, de l’autre, une ville de jeux, bâtie sur du vent, au propre comme au figuré, qui regarde l’Europe comme s’il s’agissait d’un gros gâteau à la chantilly. Jusqu’à son dernier procès, le pianiste gagna tous les précédents, durant près de cinquante ans, contre quiconque osait suggérer qu’il était peut-être homosexuel…

Au dernières nouvelles, Steven Soderbergh se risquerait à un biopic sur les dernières années de sa vie, avec pour toile de fond le procès perdu, cette fois-ci, contre son chauffeur… Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est Michael Douglas qui se glisserait dans la peau du fantasque pianiste.

01

from haroldleroman
06

from haroldleroman

Même s’il ne lui ressemble pas physiquement, le chanteur Roy Orbison dégage quelque chose de proche… Peut-être le lien entre le chanteur et l’univers de Lynch, des pages à chercher son physique, sa gestuelle, pour au bout du compte finir seulement par se dire la même “loose” aérienne qu’une chanson d’Orbison…

INÉDIT !

l’homme le plus gentil du monde s’appelait roy orbison.

Seigneur, on dit qu’il chantait, comme le grand Caruso, et le fameux Presley le considérait comme le meilleur chanteur du monde.

Sa femme s’est tuée en moto et, quelques années plus tard, deux de ses fils brûlèrent dans la maison qu’il avait fait construire. C’est pour ça que lorsqu’il chante “All I can dream you”, il leur parle encore.

Ses paroles disent que tout ce qu’il peut faire, à présent, s’est de rêver à eux.

Et lorsqu’il chante, en quelques notes, le crépuscule s’embrase dans des oranges, des mauves, des gris parfaits et si profonds. parfois sa voix s’envolait, donnant l’impression de recouvrir le ciel en quelques notes seulement.

Elle pouvait alors recouvrir l’Amérique, celle qui s’étend loin des villes, dans toute l’étendue de sa ruralité, et par delà encore, au-dessus des espaces à l’état sauvage, ne laissant, lors de son passage que de rares zones d’ombre, un peu comme un nuage noir où le silence assourdissant, presque électrique, avec les mêmes vagues moîtes que provoquent les lampes d’un ampli Fender lorsqu’il n’a pas encore attend une chaleur stabilisée. Du ciel, cette ferme, au pied des rocheuses, ressemble à ces territoires où rien ne passe.

En descendant, cela ressemble à l’aile d’un chateau taré, sans le chateau taré, quelque chose qui n’a pas été mené à terme mais dont on a su se contenter et, ùmis à part la voie ferrée uniquement réservée à la lanteur des longs cortèges de wagons de marchandise, il n’y a rien.

Au plus bas, encore, on voit les outils abandonnés, quelque chose ne se passe plus ici, et la volière, avec encore quelques silhouettes qui ressemble à des oiseaux de passage.

Une fois, les marches franchies, la porte d’entrée poussée, le couloir central avant l’escalier qui mène au premier, les pièces semblent être restées indifférentes au temps du dehors.

La face explosée, et son corps allongé sur le sol, ne contredisent pas l’ensemble. Il n’y a pas de rictus d’effroi, juste un regard immobile, figé, et les projections de sang sur les murs, l’arme, une Winchester 12.3, posée sur un petit meuble de vestibule, la seule chose vivante ici, finalement.

Dans l’une des pièces. Le bruit d’un projecteur provient de l’une des pièces. La mécanique rythmée et caractéristiquse de bobinots qui s’enroulent.

Un homme assis, lunettes parfaitement noires regarde les images sur le mur d’en face. Elles sortent de la nuit, ou d’un cauchemar sauvage sans limites, c’est du noir et blanc, et ce dernier écrase les formes.

On voit une femme blonde horrifiée, vêtements déchirés, blessée, bientôt définitivement mutilée, qui se protège avec désespoir de nuées d’oiseaux aussi noirx que la nuit qui les entourrrent. Il n’y a pas le son mais on ressent malgré tout les cris désespérés de la jeune femme.

Elle a du être très belle, très désirable, avant.

Là, c’est juste quelqu’un qui comprend que quoi qu’il arrive, elle ne survivra pas à ce cauchemar. Et les oiseaux finisent par la recouvrir toute entière. Et le film s’arrête. Juste le bruit du moteur. L’homme pleure. Il retire ses lunettes.

Il n’a même plus ses yeux, juste deux globes de gélatines.

03

from haroldleroman
thegr8race:

Birds, The (1963)