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from haroldleroman
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Peter Lorre est l’un des personnages que j’ai du minimiser pour ne pas perdre le fil de l’intrigue. Certaines des images ci-dessous ont été filmées par lui, lorsqu’il est arrivé à Hollywood.

Sur le plan de la fiction, Peter était important pour dédramatiser, ou en tout cas donner une autre couleur au texte, en gardant une mélancolie du “vieux continent”… C’est une notion que l’on oublie un peu lorsque on évoque Hollywood… Des artistes comme Lorre arrivaient ici pour fuir la guerre mais, en contrepartie, ils se retrouvaient souvent cantonnés dans des rôles d’étrangers un peu excentriques, où on ne leur laissait que peu de place pour exprimer tout leur talent.

Quelques années après la fin de la guerre, Peter Lorre retourna en Allemagne pour y réaliser “L’homme perdu”, film difficile à voir aujourd’hui, mais bénéficiant d’une aura de film “étrange”.

Comme beaucoup d’artistes dans sa situation, le retour au pays ne fit qu’aggraver le malaise et le décalage… Ni vraiment américain, et plus vraiment Européen… Peter retourna en Californie où il décèda en  1964.

Sa biographie “The lost one” (http://www.peterlorrebook.com/photos01.html) est sortie en 2005 et a connu un certain succès aux Etats-Unis. Elle n’a pas été traduite ici où elle ne semble pas intéresser les éditeurs… Dommage… Ce type d’ouvrages qui trouvait encore sa cible au début des années 80, est de moins en moins présent. On peut le regretter… Pour ma part, mon envie de cinéma, mon apprentissage sur l’écriture de fiction, est passée aussi par ce type de livres… Lorsqu’ils se “tiennent”, ces bouquins sont de vrais “transmetteurs”… Me semble que cette absence aujourd’hui est significative et révélatrice de la confusion ambiante.

Qu’il s’agisse de Peter Lorre, Bela Lugosi, Lone Chaney Jr (ci-dessus), ou encore Vincent Price (ci-dessous)… Ces acteurs, à défaut d’avoir l’entière reconnaissance des studios, considéraient souvent leur situation avec désespoir mais, aussi, beaucoup d’humour, ne manquant jamais une occasion de se moquer de leur propre image. 

Dans Harold, les anecdotes sur les blagues croisées entre Hitchcock, Peter Lorre, ou encore Vincent Price, sont véridiques.

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horrorgasmo:

Vincent Price & Alfred Hitchcock
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Liberace est un personnage difficilement imaginable de ce côté-ci de l’Atlantique, un curieux mix entre Pascal Sevran, Richard Clayderman, Dario Moreno… Mais non, même ainsi recomposé, cela ne prendrait pas… Manque la démesure, la dérision, le “bigger than life” si typiquement américain.

Dans le roman, j’essaye de l’utiliser comme une passerelle entre le “vieux continent”, et Las Végas, avec d’un côté une Europe en ruines qui tente de se reconstruire et, de l’autre, une ville de jeux, bâtie sur du vent, au propre comme au figuré, qui regarde l’Europe comme s’il s’agissait d’un gros gâteau à la chantilly. Jusqu’à son dernier procès, le pianiste gagna tous les précédents, durant près de cinquante ans, contre quiconque osait suggérer qu’il était peut-être homosexuel…

Au dernières nouvelles, Steven Soderbergh se risquerait à un biopic sur les dernières années de sa vie, avec pour toile de fond le procès perdu, cette fois-ci, contre son chauffeur… Aussi curieux que cela puisse paraître, c’est Michael Douglas qui se glisserait dans la peau du fantasque pianiste.