Même s’il ne lui ressemble pas physiquement, le chanteur Roy Orbison dégage quelque chose de proche… Peut-être le lien entre le chanteur et l’univers de Lynch, des pages à chercher son physique, sa gestuelle, pour au bout du compte finir seulement par se dire la même “loose” aérienne qu’une chanson d’Orbison…

INÉDIT !

l’homme le plus gentil du monde s’appelait roy orbison.

Seigneur, on dit qu’il chantait, comme le grand Caruso, et le fameux Presley le considérait comme le meilleur chanteur du monde.

Sa femme s’est tuée en moto et, quelques années plus tard, deux de ses fils brûlèrent dans la maison qu’il avait fait construire. C’est pour ça que lorsqu’il chante “All I can dream you”, il leur parle encore.

Ses paroles disent que tout ce qu’il peut faire, à présent, s’est de rêver à eux.

Et lorsqu’il chante, en quelques notes, le crépuscule s’embrase dans des oranges, des mauves, des gris parfaits et si profonds. parfois sa voix s’envolait, donnant l’impression de recouvrir le ciel en quelques notes seulement.

Elle pouvait alors recouvrir l’Amérique, celle qui s’étend loin des villes, dans toute l’étendue de sa ruralité, et par delà encore, au-dessus des espaces à l’état sauvage, ne laissant, lors de son passage que de rares zones d’ombre, un peu comme un nuage noir où le silence assourdissant, presque électrique, avec les mêmes vagues moîtes que provoquent les lampes d’un ampli Fender lorsqu’il n’a pas encore attend une chaleur stabilisée. Du ciel, cette ferme, au pied des rocheuses, ressemble à ces territoires où rien ne passe.

En descendant, cela ressemble à l’aile d’un chateau taré, sans le chateau taré, quelque chose qui n’a pas été mené à terme mais dont on a su se contenter et, ùmis à part la voie ferrée uniquement réservée à la lanteur des longs cortèges de wagons de marchandise, il n’y a rien.

Au plus bas, encore, on voit les outils abandonnés, quelque chose ne se passe plus ici, et la volière, avec encore quelques silhouettes qui ressemble à des oiseaux de passage.

Une fois, les marches franchies, la porte d’entrée poussée, le couloir central avant l’escalier qui mène au premier, les pièces semblent être restées indifférentes au temps du dehors.

La face explosée, et son corps allongé sur le sol, ne contredisent pas l’ensemble. Il n’y a pas de rictus d’effroi, juste un regard immobile, figé, et les projections de sang sur les murs, l’arme, une Winchester 12.3, posée sur un petit meuble de vestibule, la seule chose vivante ici, finalement.

Dans l’une des pièces. Le bruit d’un projecteur provient de l’une des pièces. La mécanique rythmée et caractéristiquse de bobinots qui s’enroulent.

Un homme assis, lunettes parfaitement noires regarde les images sur le mur d’en face. Elles sortent de la nuit, ou d’un cauchemar sauvage sans limites, c’est du noir et blanc, et ce dernier écrase les formes.

On voit une femme blonde horrifiée, vêtements déchirés, blessée, bientôt définitivement mutilée, qui se protège avec désespoir de nuées d’oiseaux aussi noirx que la nuit qui les entourrrent. Il n’y a pas le son mais on ressent malgré tout les cris désespérés de la jeune femme.

Elle a du être très belle, très désirable, avant.

Là, c’est juste quelqu’un qui comprend que quoi qu’il arrive, elle ne survivra pas à ce cauchemar. Et les oiseaux finisent par la recouvrir toute entière. Et le film s’arrête. Juste le bruit du moteur. L’homme pleure. Il retire ses lunettes.

Il n’a même plus ses yeux, juste deux globes de gélatines.

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thegr8race:

Birds, The (1963)
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from haroldleroman
tammy17tummy:

Tippi Hedren photographed by Milton Greene, 1952

Parmi les critiques à charge sur le texte, il y en a une qui revient assez souvent, où il m’est reproché la multiplicité des personnages… Peut-être, je n’en sais rien, et ce n’est pas à moi de le dire… Je sais juste qu’il me semblait important de donner le tissu de l’époque, parce que cette histoire, même si elle peut paraître universelle, est liée à son époque. Les mêmes personnages, aujourd’hui, ne pourraient pas se comporter de façon identique, même si au final, il n’y a malheureusement pas de temps lorsque quelqu’un veut détruire ce qui lui échappe.

Durant l’écriture, j’ai souvent pensé à “La Nuit nous appartient” de James Gray même si, pour moi, “Little Odessa” est à ce jour son film le plus fort. De “La Nuit”, une séquence m’était restée dans la tête, celle où Robert Duvall se fait assassiner en voiture. Je n’ai pas réussi à la retrouver sur le net. Au fil de mes textes, j’ai quelques manies, obsessions récurrentes… Ainsi, les scènes de gunfight doivent-elles être toujours explosives, déterminantes, sans être grossières, voire un peu beauf, ce que je reproche souvent dans les films ou les séries françaises. Dans “La Nuit”, ces scènes étaient particulièrement convaincantes, pas si éloignées finalement de la bestialité d’un Sam Peckinpah.

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monfatras:

The birds de Alfred Hitchcock

haroldleroman:

Bande son du roman “Harold”, 70 minutes environ…

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